Archive for septembre, 2009

Black Clouds And Silver Linings (Dream Theater)

// septembre 11th, 2009 // No Comments » // Musique

black-clouds

Drean Theater n’est plus à présenter. Si vous ne connaissez pas, laissez tomber ce billet. Les autres doivent déjà savoir qu’elle va traiter de leur dernier album. Ce qui suit est ce que j’en penses.

Nous allons commencer dans l’ordre, déjà, le folder sonne déjà très bon par l’ambiance fantastique, mystérieux et sombre. On la retourne est ça sonne encore mieux. Les titres reflêtent déjà la générosité de cet album. 4 titres de plus de 10 minutes (connaissant Dream Theater, on sait que, au contraire de ce que certains auraient pensé, on ne va pas s’ennuier). On constate d’ailleurs que le cover est bien choisi et on s’attends à quelque chose de bien sombre. Let’s play !

Là, c’est la surprise. L’album commence très Black Métal. Le bruit d’un orage, un piano inquiéttant et un riff accopagnant chaque note d’une chorale. Ceci ne fait que tout confirmer, certes mais dans un sens, c’est quand même un peu risqué pour un départ. On se souviens alors que Train Of Thought, là ou Dream Theater se la joiaient Heavy. Vous êtes puristes, ne vous inquiettez pas, c’est juste pour le début, leurs raisons reviennent au bout de quelques minutes.

La suite est plus classique. “A Rite Of Passage” traite de la franc-maçonnerie (écrit par John Petrucci). Rien à dire car c’est habituel. Peut-être le refrain pris en choeur que j’aimes beaucoup. Je ne sais pas vraiment pourquoi, ça ne me sort plus de la bouche depuis quelques jours.

“Wither” semble être le titre récréation. Plux doux. Ce qui est remarquable ici, c’est comment James Labrie arrives à passer autant d’émotions. Superbe performance.

Les choses sérieuses reprennent, voici l’autre surprise de l’album “The Shattered Fortress”. Le départ rappelles un peu “Blackned” de “And Justice For All …” de vous savez qui. La surprise ici arrives au bout de 1:45, on se dit: “Tiens, ça me dit quelque chose …”. En effet, il s’agit du son de guitare electrifiante de “This Dying Soul” (Train Of Thought). En fait, on entend successivement : “The Glass Prison” (Six Degrees Of Inner Turbulence), “This Dying Soul” (Train Of Thought), “The Root Of All Evil” (Octavarium) et “Repentance” (Systematic Chaos). Mais pas vraiment repris non plus, disons que chaque partie évoluée. Il s’agit en fait d’une suite élaborée par Mike Portnoy traitant de son expérience dans l’alcoolisme Alcoholics_Anonymous_Suite. Moi, je dirais que ce n’est pas vraiment une suite, plutôt une conclusion de tout ça.

“Best of times” est disons une façon “Dégoulinante” à mon goût de la part de Dream Theater pour dire “merci”. Trop d’émotions dans les paroles, certes sincères mais trop quand même si bien que ça manque de finesse. Toutefois, le superbe solo de John Petrucci, pour conclure, est vraiment une très belle performance. Ce pourquoi je classerai ce morceaux comme le meilleur de l’album.

Le dernier “The Count Of Tuscany”, est surement le morceaux le plus technique de l’album. C’est là où Dream Theater prouve que tout le monde a sa place dans le groupe et que tout le monde travailles en symbiose avec tout le monde. C’est là où se déchaine Jordan Rudess entre clavier en continium du style Octavarium. Plus d’instrumental que de paroles. Ce titre rend hommage aux années 90 (de Pink Floyd, de Yes et tout ça …). 19 minutes de plaisir.

Comment critiquer globalement et négativement cet album ? Par le fait que Mike Portnoy est peut-être un peu trop occupé à chanter que de jouer à la batterie ? Par le fait que John Myung n’a pas vraiment eu l’occasion de se la jouer alors que c’est quand même un bassiste talentueux ? C’est surement tout. Bon … je vais me rattraper, plus tard en jettant des tomates à Systematic Chaos.

Bref “Black Clouds” (J’ai tendance à racourcir) est un album Majestueux. A ne pas rater.

  1. A Nightmare to Remember
  2. A Rite Of Passage
  3. Wither
  4. The Shattered Fortress
  5. The Best Of Times
  6. The Count Of Tuscany

The Varangian Way (Turisas)

// septembre 2nd, 2009 // No Comments » // Musique

turisas-the-varangian-way_frontNous connaissons encore peu Turisas, cette formation scandinave qui se comportent au quotidien comme si ils étaient d’une autre époque, celle des viking, comme tant d’autres formations d’ailleurs. N’ayant d’ailleurs que 2 albums dans leurs discographie. Le premier, Battle Métal n’a marqué personne. Toutefois, leur bébé suivant est une petite merveille.

La première chose qu’il faut savoir de The Varangian Way, c’est que c’est un concept-album. Comme, de ce fait, tous les titres doivent avoir un fil directeur, ici, il s’agit d’une histoire. L’histoire d’un groupe de varègues quittant le grand nord pour la conquète de l’or et des trésors, voyagant avec leur bateau (j’utilise ce terme car je ne sais pas si ‘drakkar’ s’utilise pour ce peuple) vers le sud, vers Constantinopolis (Aujourd’hui Istambul), l’ancien empire Bizantin. Soit, on peut considérer chaque titre comme les différentes étapes de leurs voyage.

Abordons titre par titre :

  1. To Holmgard And Beyond
  2. Turisas n’attend pas pour nous mettre dès les première secondes dans l’ambiance. Le refrain est en choeur, tout est déjà là. Ici, le premier titre de l’album, le voyage commence et nous faisons connaissances avec tous les personnages. En terminant par le narrateur, ici Hakon The Bastard. Ce dernier, cherchant l’origine d’un tatouage sur son torse qui est en fait le symbole d’un Dieu Slave (Thor, chez les scandinaves).

  3. A Portage To The Unknown
  4. Ce titre suit logiquement le dernier, voir copie un peu. Le truc spécial, l’entrée en jeu de l’accordéon. C’est là aussi qu’entre la voix criante et puissante qui reviendra souvent pour les refrains. Ici, le bateau ne portent plus l’équipage, c’est plutôt vice-versa.

  5. Cursed Be Iron
  6. Voici le titre qui tranche un peu. Ici, on oublies un peu l’épique pour l’aisser place à du riff distordu très agressif ajouté à une très puissante voix. C’est en fait la succession d’un couplet plutôt calme, voire endormant et d’un refrain assez agité. Belle performance.

  7. Fields Of Gold
  8. L’accordéon, les choeurs et le violon reviennent un peu et se mélange avec harmonie à la guitare. On est surement au deuxième meilleur titre de l’album. Par contre pour les paroles, c’est un peu flou mais ça semble résumer le désarroi des membres de l’épopée varègue, qui cherche toujours la richesse, les “champs d’or”.

  9. In The Court Of Jarisleif
  10. Yaroslav 1er le Sage (Jarisleif) était un prince célèbre de Novgorod et de Kiev, ici, nos amis sont l’invité de ce prince et profitent d’une petite pause sur leur long voyage. Comme sur tous les concept-album, il y a toujours un titre-récréation. Il laisse un peu place à la fantaisie, le rythme des fêtes de l’époque et du pays. Laissant beaucoup plus la place à l’accordéon et le violon. Le métal rejoins le groupe au bout de 3 minutes pour donner un mélange curieux et donc très risqué de la part du groupe.

  11. Five Undred And One
  12. Voici, forcément le titre le plus épique du groupe. Pour moi, peut-être un peu trop. Le titre pourrait faire croire qu’une autre personne viens de s”ajouter à l’équipage.

  13. The Dniepper Rapids
  14. Un des meilleurs morcaux de l’album parce-que que c’est complet et résume tout l’album. A la troisième minute, remplissez vos poumons car ça s’agite beaucoup, c’est à en voir le mal de mer (Je rappelles qu’ils sont sur un fleuve rapide situé dans l’actuel Ukraine).

  15. Miklagard Overture
  16. Le meilleur pour la fin. L’arrivée à Constantinopolis. Un titre assez mélancolique et bien folk sur les couplets, laissant place à un refrain plutôt épique et brutal. L’essentiel est sur la fin (7:00), aussi surprenant (parce-que les choeurs s’appaissisent) que magique. Je ne vois pas de meilleur moyen de finir cet album.

Pour conclure, the Varangian Way est nn album incontournable pour tous les amateurs de Folk Métal. Cet album n’est pas découvrir si vous n’en êtes pas. Il faut savoir que Turisas s’adresse à un public très fermé, ici, ils le confirment.