The Varangian Way (Turisas)
// septembre 2nd, 2009 // No Comments » // Musique
Nous connaissons encore peu Turisas, cette formation scandinave qui se comportent au quotidien comme si ils étaient d’une autre époque, celle des viking, comme tant d’autres formations d’ailleurs. N’ayant d’ailleurs que 2 albums dans leurs discographie. Le premier, Battle Métal n’a marqué personne. Toutefois, leur bébé suivant est une petite merveille.
La première chose qu’il faut savoir de The Varangian Way, c’est que c’est un concept-album. Comme, de ce fait, tous les titres doivent avoir un fil directeur, ici, il s’agit d’une histoire. L’histoire d’un groupe de varègues quittant le grand nord pour la conquète de l’or et des trésors, voyagant avec leur bateau (j’utilise ce terme car je ne sais pas si ‘drakkar’ s’utilise pour ce peuple) vers le sud, vers Constantinopolis (Aujourd’hui Istambul), l’ancien empire Bizantin. Soit, on peut considérer chaque titre comme les différentes étapes de leurs voyage.
Abordons titre par titre :
- To Holmgard And Beyond
- A Portage To The Unknown
- Cursed Be Iron
- Fields Of Gold
- In The Court Of Jarisleif
- Five Undred And One
- The Dniepper Rapids
- Miklagard Overture
Turisas n’attend pas pour nous mettre dès les première secondes dans l’ambiance. Le refrain est en choeur, tout est déjà là. Ici, le premier titre de l’album, le voyage commence et nous faisons connaissances avec tous les personnages. En terminant par le narrateur, ici Hakon The Bastard. Ce dernier, cherchant l’origine d’un tatouage sur son torse qui est en fait le symbole d’un Dieu Slave (Thor, chez les scandinaves).
Ce titre suit logiquement le dernier, voir copie un peu. Le truc spécial, l’entrée en jeu de l’accordéon. C’est là aussi qu’entre la voix criante et puissante qui reviendra souvent pour les refrains. Ici, le bateau ne portent plus l’équipage, c’est plutôt vice-versa.
Voici le titre qui tranche un peu. Ici, on oublies un peu l’épique pour l’aisser place à du riff distordu très agressif ajouté à une très puissante voix. C’est en fait la succession d’un couplet plutôt calme, voire endormant et d’un refrain assez agité. Belle performance.
L’accordéon, les choeurs et le violon reviennent un peu et se mélange avec harmonie à la guitare. On est surement au deuxième meilleur titre de l’album. Par contre pour les paroles, c’est un peu flou mais ça semble résumer le désarroi des membres de l’épopée varègue, qui cherche toujours la richesse, les “champs d’or”.
Yaroslav 1er le Sage (Jarisleif) était un prince célèbre de Novgorod et de Kiev, ici, nos amis sont l’invité de ce prince et profitent d’une petite pause sur leur long voyage. Comme sur tous les concept-album, il y a toujours un titre-récréation. Il laisse un peu place à la fantaisie, le rythme des fêtes de l’époque et du pays. Laissant beaucoup plus la place à l’accordéon et le violon. Le métal rejoins le groupe au bout de 3 minutes pour donner un mélange curieux et donc très risqué de la part du groupe.
Voici, forcément le titre le plus épique du groupe. Pour moi, peut-être un peu trop. Le titre pourrait faire croire qu’une autre personne viens de s”ajouter à l’équipage.
Un des meilleurs morcaux de l’album parce-que que c’est complet et résume tout l’album. A la troisième minute, remplissez vos poumons car ça s’agite beaucoup, c’est à en voir le mal de mer (Je rappelles qu’ils sont sur un fleuve rapide situé dans l’actuel Ukraine).
Le meilleur pour la fin. L’arrivée à Constantinopolis. Un titre assez mélancolique et bien folk sur les couplets, laissant place à un refrain plutôt épique et brutal. L’essentiel est sur la fin (7:00), aussi surprenant (parce-que les choeurs s’appaissisent) que magique. Je ne vois pas de meilleur moyen de finir cet album.
Pour conclure, the Varangian Way est nn album incontournable pour tous les amateurs de Folk Métal. Cet album n’est pas découvrir si vous n’en êtes pas. Il faut savoir que Turisas s’adresse à un public très fermé, ici, ils le confirment.






